La mariée était trop belle…
Le sable a surgi
des couches profondes,
a plissé les arrondis,
retourné la trace blonde
et déposé ses strass,
dans la corbeille d'organdi.
Au mariage du rivage infini,
où serpentaient les petites traces,
un bouquet d'algues fraîches,
a marqué la cérémonie
de son mouvement alangui.
La marée effacera les rides,
quand la vague courra
à perdre l' haleine des rires.
Le jour harassé s'étendra
pour un baiser ,un soupir.
La mariée était trop belle
Elle n'aura vécu que le temps
D'une sombre marée impassible...
Aliénor
sur la plage , au
crépuscule,
Les ombres des châteaux
étendent leurs tentacules,
Et gourmandent les vagues
qui , à coups de langues;
lèchent ,un à un, les grains de sable.
Châteaux abandonnés,
Ruines sans armes ni ronces,
sans amour ni pervenches,
Forteresses et petits goûters
Des jours d'enfance ensoleillée.
Entre les vols furtifs de mouettes,
et les noires silhouettes,
Main dans la main,
La caresse des algues
et l'ivresse du vent
les couchent inexorablement
Au fond des océans.
Aliénor
Au bout de la terre …
Comme suspendus au commencement de toute vie,
Aux algues , aux rochers paraissant éternels,
Nos yeux enjambent cependant les traîtres éboulis,
Et s' inventent d’ impossibles aventures,
Sur l’océan d’oubli du radeau de la Méduse.
Malgré nos habituels vertiges des grands fonds,
Malgré les vents étourdissants et lancinants,
Notre souffle soudain bleui par tant d’efforts surhumains
S’agrippe en vain à la ligne d’horizon ,
Et tente de résister à l’attrait des sirènes marines.
Abandonnés au sillage des eaux émouvantes
Prolongeant les landes, berceaux des légendes,
Pareils aux arbres asservis et courbés,
Nous opposons à la tyrannie des éléments
La chevauchée cachée de nos rêves les plus secrets.
L’océan nous façonne ainsi qu’à la terre, une âme sauvage,
Pleurant à contre-courant de la multitude des vies englouties.
Le souvenir arrache l’émotion à la feinte transparence ;
Et nos illusions échevelées finissent complices de l’immensité
Sur le cadran des marées et la symphonie des galets.
Aliénor
http://alienor.multiply.com/photos/album/58
Au cheval de feu
Je ne veux pas brûler mon elle.
je préfère l’allant du cheval de mer.
Je l'ai vu caracoler au-dessus des vagues
Une seule fois ,par grand beau temps.
Il frisait de sa monture , la mer faisait le gros dos,
il suivait à l’horizon la courbe de la terre
Couvrant d'écume tous les bleus d'océan.
Mais le bonheur?
accroché aux heures d’ombres de la dune,
Il courait à la poursuite du sable.
ses lèvres tremblaient au sifflet du vent
et les tourbillons s'envolaient
blancs, grisés et d' ocre parsemés.
Le bonheur, voyons !
La main dans la main
les yeux accrochés loin, à l'infini
et dans la poche des baisers rêvés
et des coquillages souvenirs
pour les heures de marée basse.
Et se retourner une dernière fois
Juste au moment où s’efface la mer
Où s’éteint la vague passion sussurant
De plonger dans le ventre , dans les creux
De la dune , mère des pas glissant dans la forêt
Comme un enfant se réfugie dans les bras de sa maman.
Aliénor
Appel de l'océan...
Lente est l ' étale de turquoise et d'émeraude
Contre le vert souple des oyats courbés
Et les zébrures du vent en maraude.
Ecoute le silence du sable qui soupire
Autour d' un amour de grande marée .
Voiles , silhouettes et planches
Sans arrêt se croisent, se penchent
Dans un envol, survol et corps à corps
Sur la crête des vagues enfiévrées.
Seule leur répond la douce
Blondeur des dunes impassibles.
A l'appel de l'océan, tu ne peux résister.
Aliénor
http://alienor.multiply.com/photos/album/72/Dans_le_golfe_de_Gascogne_coefficient_107
j'ai pris des bleus plein les yeux.
La dune ronronnait sous le soleil,
Elle faisait même le gros dos.
j' ai pris une pincée d'écume et sur le dos de la dune je l'ai versée à petit feu.
Les coquillages valsaient sur le sable ;
et tournaient musique et vagues caracolantes.
Le vent doucement carillonnait
la fin du jour.
J'ai pris un grain de sable et dans ma main lentement l'ai retourné.
En avant, en arrière, jambes léchées par la marée;
j'ai retourné l'écume et à l'océan de mes rêves
j'ai adressé la dernière prière d'été:
si le bonheur existe, qu'il remplisse les airs, les eaux et les dunes et qu'il finisse dans mes poches.
Alors je le caresserai du bout des doigts et je l'emprisonnerai pour ne jamais le laisser filer.
Aliénor
Elle tourne sur elle-même
s'enroule sur la crête
et se mord la queue de la marée
à n'en plus finir.
Un train des moi en appelle un autre.
Il ne fera que passer sur la grève.
Il faut sauter dans l'express
prendre le bouillon de onze heures.
Celui des herbes chamaniques
qui éloigne les mauvais rêves.
à tordre le cou sur le passé et partir en vrille
à trop laisser le train d'enfer sur la plage abandonnée,
la vie s'efface et grimace
dans l'effroi
des pupilles hagardes.
Sur le marche-pied du futur; vas-y, mets un pied.
Laisse les fantômes caresser le passé. Ils ne prendront plus le train en marche.
Laisse-les à leur mine de papier mâché, à leurs souvenirs et leur déveine hâchée.
ramasse un galet sur le sable
à toi destiné et arrime-toi
au futur.
à deux la vie est plus légère.
Aliénor
Promis! J'en mangerai un en pensant à toi!Le nombre de personnes sera tout à fait raisonnable....Bon dimanche! read more
on Une gourmandise bordelaise!Le cannelé