"L'homme, comme l'arbre,est un être où
des forces confuses viennent se tenir debout.L'imagination dynamique
n'en demande pas plus pour commencer ses rêves aériens.Tout s'ordonne
ensuite dans cette sûre verticalité."
Gaston Bachelard L'air et les songes.
à la limite même du pied
Le chemin veut être pied et non chemin,
limite de soi-même,
coeur déroulé"
Roberto Juarroz
Poésie verticale
*********
Toi mon ami(e), mon double , mon autre
Pousse doucement la porte de la forêt profonde
Et dans mes pas, entreprends ce Voyage au pays des Arbres.
De ces pinceaux d’écorce si délicatement dressés
Ont poussé pour nous les arches d’une grotte lumineuse
Où il fait bon fouler le silence et la fraîcheur tutélaires.
Seuls , parfois, quelques cris de vies d’enfants
Parviennent jusqu’à notre être venu là , cueillir quelque repos
Hors des miasmes de la ville toute proche et envahissante.
Les vieux de rencontre chuchotent , à mots comptés,
Et se reposent sur le banc , lourds du poids de leurs années.
Furtivement, un oiseau dessine d’un battement d’ailes
Des fils invisibles qui relient , feuille à feuille,
Ciel à ciel , Pas à pas, nos univers de rêves à peine ébauchés,
Au détour d’une allée surgie de tous ces chemins emmêlés.
Maïté L05/11/09
******************************************
****************************
**********
"Les arbres ne sont pas immobiles. Ils ont l’air de dormir, comme cela, d’un sommeil épais qui dure des siècles. Ils ont l’air de ne penser à rien. Le petit garçon, lui, savait bien que les arbres ne dormaient pas. Seulement ils sont un peu farouches et timides, et quand ils voient un homme qui s’approche, ils resserrent l’étreinte de leurs racines et ils font le mort. »
Voyage au pays des arbres - Jean-Marie G. Le Clézio (prix Nobel de littérature 2008)
La vie a un prix
Et l’écrit sur l’ardoise du corps
En lettres majuscules.
Et de sa plus belle plume
Venue griffer la rose de sang
Effeuillée en pleine poitrine
Le temps courtise l’automne.
Il fait danser les clairs, les obscurs
Et les ombres du vent.
Au dehors
Sur tapis jaune, sur tapis rouge
Le regard épouse
Les dernières courbes sensuelles
Des roses.
La vie a un prix
Le pianote en touches blanches
En notes noires
Et s’arrête sur la plage
Où la marée recouvre de son drap pudique
Les heures d’absence.
La rose a fleuri
En pleine poitrine,
La rose et puis le bleuet…
Et tant pis si les mains
Dessinent en braille
Des sourires de coton.
L’automne prend son temps
Et sur tapis jaune, sur tapis blanc
Efface au tableau le prix des tourments
Ne laissant que le cocon d’un ciel bleu assourdissant.
29/10/2009
OCCURRENCES
NOTE
ECHO
ECLAIR
ECARLATES
EST-CE AU MATIN GRIS
QUE LES COQUELICOTS ECLATENT?
CLAQUENT LEURS NOTES
ECARLATES.
LES COQUELICOTS A HEURES COMPTEES
LEVRES ECARLATES DES LE MATIN
DISPERSEES AVANT L 'APAISEMENT DU SOIR
ATTISENT NOS MEMOIRES,
FOUILLENT NOS PLIS D'ENTRAILLES
D'UN PASSE ANTERIEUR QUI ECLATE
COMME POINTES D'ETOILES EN SANG.
QUAND AVONS-NOUS VU
POUR LA PREMIERE FOIS
LEURS BALANCIERS ELANCES
SUR LA TOILE DU PRINTEMPS?
MAÏTE L
évaNaissance
Si ton regard se pose à la frange de l’eau,
Ecoute se faufiler en toi
Le chant souple des branches,
Répondant au chœur frêle des arbres.
Suis le sillon
De leurs reflets couchés à même le ruisseau
Dessinés en ondulations ou bien en pointillés :
Parfois ils font vœu de suivre le courant
Du feu de leurs écorces tigrées.
Comme le lierre embrassant généreusement le tronc,
Tu dois enlacer les rêves de l’aubier,
Te faire oiseau de passage dans le feuillage tendre
Ou laisser ton empreinte sur la limpidité du ciel printanier,
Te poudrer le corps de verte et vaporeuse frondaison
Et puis, pierre à pierre, grain de sable après sable
Gravir par respect le sentier en ne faisant que l’effleurer.
Sois, comme l’émergence de ces fleurs délicates
Aux clochettes glissées sur l’espace vierge de pas,
Cheveux et front offerts au spectacle
Des sous-bois en pleine renaissance.
Sois, comme la barque fragile laissée
Aux heures égrenées contre la berge
Dont les rames tenteraient à contre-courant
De ne pas déranger, en serpentant,
Le doux refuge et la caresse hors du temps de la terre.
Si ton regard s’immobilise au fil de la nature
Laisse –le vagabonder et se fondre
Dans la fraîcheur et l’ombre
De ce paysage de l’âme qui te va si bien.
Maïté L Le 17/05/09
les photos proviennent d'ici
Les violons bleus
Nimbés de lumière
Bleus
Du corps jusqu’à l’âme
Sur leurs lits de soie ils attendent ,
Silencieux,
Ou ,côte à côte et tête- bêche ils s’enflamment
Quand soudain passe près d’eux
La caresse des archets
Amoureux.
Alors leurs accents viennent jusqu’à nous
Réveiller nos voix d’encre et de poussière.
Les voilà prêts.
Les voilà debout.
-Qu’ils chuchotent dans nos mémoires
Le velours des jours
Heureux !
-Qu’ils allument dans nos yeux
Des brillances et éclats
Mystérieux !
-Qu’ils roucoulent de leurs volutes harmonieuses !
-Qu’ils murmurent le filet menu du ruisseau !
-Qu’ils fouillent jusque dans le sel de nos mots
La trace de nos rencontres mélomanes !
-Que tintent toutes les clefs ouvrant la porte
Des fontaines et des sous-bois enchantés !
Alors la vibration des cordes lumineuses
Versera comme une pluie de notes
Bleues
Sur tous les chemins croisés…
-Que viennent
Les
violons bleus !
Maïté L Le 30 04 09
********
THE BLUE VIOLINS…
Surrounded by lights,
Blue in body and soul,
They are waiting
On their silk beds,
Silent, or,
Side by side and head to foot
They suddenly ignite
When draws near
The caress of loving bows.
Then, their accents come to us,
Awakening our inky and dusty voices.
Ready!
Standing!
May they whisper the memories
Of happy
Velvet days!
May they light up
A mysterious brilliance and sparkle
Into our eyes!
May they coo their harmonious thrills!
May they murmur the trickling of the brook!
May they search for the trace of our musical meetings,
Among the salt of our words!
May all their keys ring and open the doors
Of fountains and enchanted undergrowth!
Then, the vibrations of the luminous strings
Will pour a shower of blue notes
Over every path…
May the blue violins
Come!
Mes remerciements adressés à Moadi(Australie) pour sa traduction.
Pour tous mes amis de passage ici.
Je le charge de vous apporter plein de pensées bienfaisantes et affectueuses.
Chaque 1er mai
Trois brins de muguet
Cueillis au matin
et délicatement posés
Près du petit déjeuner:
Un pour toi
un pour lui
et le dernier
Pour nous.
Le beau mois de mai
Peut envahir le jardin
Nous serons aux aguets:
roses, seringat et iris
coquelicots , pavots et ancolies
Tous seront au rendez-vous
Et nous serons émerveillés...
Ou comment « s’inventer une vraie sieste »
Un matin de beau temps où aucun bruit suspect de chantier environnant ne vient troubler le quotidien :
première sortie, l’âme conquérante pour apprécier le velouté du jour d’aujourd’hui, rentrée peu après…
deuxième sortie juste après le petit-déjeuner pour entamer le velouté de l’air, de préférence dans mon panier en laissant à la rosée le temps de se retirer.
Lorsque le soleil s’approchera du zénith, je rentrerai dans ma bulle pour une de ces siestes endormies- éveillées dont j’ai le secret. Le tout est de bien choisir l’endroit où déposer ma douce rondeur entre les brins d’herbe, derrière le buis, puis, me fondre dans le paysage, semblable à la pierre couleur de mon pelage.
L’œil mi-ouvert, mi-fermé- c’est tout un art- je me prélasse et séparée de l’agitation ambiante, je vois tout, j’entends tout : les bruits de la terre contre laquelle pulse la vie de mon corps, les pas des habitués et des visiteurs, les frôlements d’ailes, la vie majuscule et minuscule filtrée selon ma volonté.
Le temps s’étire tranquillement jusqu’au prochain creux dans l’estomac. Moi aussi , je finis avec des airs de danseuse par étirer une patte puis l’autre. Je bâille et rentre d’un pas coulé, histoire de voir ce qui a changé et quelles sont les possibilités du jour : jeux, caresses, gâteries…
Le temps s’en vient, s’adoucit vers le soir et bientôt il sera l’heure de prendre possession de la maison car des menaces me frôlent : c’est le plus court chemin du tuyau d’arrosage qui s’approche de ma bulle, c’est le jet d’eau qui goutte à la verticale…
Il m’arrive aussi de guetter la sieste selon un Deux-Pattes. Un fauteuil s’incline et couine. Je contourne donc le candidat au repos pour l’aborder sous des dispositions favorables et bien vite, avant qu’il n’ait changé d’avis, je saute sur ses jambes et je progresse à pas bien comptés, pattes tendues en direction de l’estomac et de la poitrine.
Je sens bien que le Deux-Pattes s’agace , alors bien vite je mets en place le désarmant ronron et je me couche bien longue avant d’étendre une patte possessive jusqu’au cou…Parfois j’entends « tes griffes ! Rentre tes griffes » c’est pourtant si bon d’éprouver le moelleux de la situation !
Notre sieste peut commencer. Elle se termine toujours trop vite : les Deux-Pattes ont des impatiences et ne peuvent rester immobiles longtemps ! N’y a-t-il qu’en Provence que l’on cultive l’art de la sieste ? « En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste » a dit Yvan Audouard !
A mon avis, la plupart des Deux-Pattes manquent d’imagination pour « s’inventer une vraie sieste » où « séparé du monde , on est mieux que bien » comme l’explique Philippe Delerm dans « La sieste assassinée ».
Par ici ou par là? Mais où se trouve la sortie?
Lundi 13 avril :
après plusieurs jours de grisaille : retour au jardin :
moi, Marvine , je tâche de trouver un coin calme et ensoleillé où me dorer au soleil…
Eux : ils marchent dans le jardin, s’arrêtent de temps en temps, montrent du doigt, tombent en arrêt devant LES iris qui ,en place depuis plusieurs années ,n’avaient jamais fleuri ! et ce printemps, soudain les voilà au rendez-vous …
Mais je le vois bien, ma Deux-pattes est dubitative : elle tourne autour pour essayer de deviner les couleurs, mais les iris ne dévoilent rien encore!Ma Deux-pattes a beau fouiller dans sa mémoire : aucun souvenir !Ce sera la surprise !
Et puis tout s’accélère ! Ils semble que mes Deux-pattes passent à l’attaque :Ce n’est pas « tournez manège » mais tournez les fleurs !
Le Deux-pattes, creuse par-ci, déterre par-là, vide des pots, … La Deux-pattes montre, plante des bâtons qui seront bientôt enlevés, tire le tuyau d’arrosage qui passe près de moi ,menaçant.
Les fleurs de droite seront à gauche, la balancelle transformée en arceau pour rosiers , il faut la mettre juste un peu plus par là. C’est comme pour la photo de classe : les grands arbustes derrière, les moyens au milieu et devant les petites fleurs.
-« Et celui-là ? Je le plante où ? Il lui faut du soleil…
- Et lui….On l’a oublié… il lui faut de l’ombre !
- Les fleurs ? Tu t’en souviendras ? Dans peu de temps , j’aurai oublié !
- Mais oui pas difficile, ce sont toutes des centaurées ou des scabieuses ! Comme les bleuets fleuris là-bas… »
Oublié le mur qui sera reconstruit bientôt ! Z’auront intérêt à faire attention !
Quelques fleurs bleues plus tard, moi , Marvine chatte de gouttière et de soleil,je me fais toujours toute petite pour éviter l’entrain de la pelle et pour ne pas disparaître dans un sac poubelle avec les herbes folles.
J’ai dû m’endormir un peu devant l’agitation incessante et une fois réveillée, j’ai bien envie d’aller voir ailleurs si je trouve le calme. Pour cela il me reste la terrasse arrière ! Pas un Deux-pattes en vue ! profitons des derniers rayons de soleil . Les Deux-pattes ont l’air de se calmer…
C’était trop beau ! Arrivée en trombe des Deux-pattes et soudain j’entends :
-« je vais chercher le diable ! je n’y arriverai pas tout seul ! »
Mais que vient donc faire le diable à la maison un lundi de Pâques ?
Je ne fais ni une , ni deux ! Je me cache sous la table ! La toile cirée descendant jusqu’au sol me protègera !
Ma Deux-pattes attend le diable de pied ferme…Un grand bruit traverse la maison ! Puis quelques coups contre les murs et les portes : Voilà le diable ! Ma Deux-pattes va à sa rencontre.
Je ne peux rester là ! Vite m’échapper par la seule issue qui me reste : je m’agrippe à la palissade en bois et je file sur l’abri de jardin des voisins : de là je verrai tout ! Et si le diable sévit, je demanderai l’asile!
J’ai tout vu ! Quand le diable est arrivé, il portait un grand pot qui ne bougera plus d’ici. Puis d’autres jardinières ont suivi. Le diable n’a pas cessé ses allées et venues, poussé par l’ardeur et la flamme de mon Deux-pattes devenu frénétique du printemps lui aussi ! Et quand le diable a dé-fi-ni-ti-ve-ment quitté la terrasse après avoir aussi porté de grosses pierres, ben ma Deux-Pattes était catastrophée !Un diable dans la maison ne passe pas inaperçu : il a laissé dans son sillage de la terre, des gouttes d’eau…mais il a fait du bon travail….Un mini jardin de rocaille !
Je n’en revenais pas ! J' avais eu si peur !
Le travail accompli, la porte s’est refermée et moi iiiiiiiiiii!...Et moi ! Au secours ! Ils m’ont oubliée sur le toit de l’abri du jardin des voisins !
J’ai attendu…attendu… et ma Deux-pattes est revenue…J’ai miaulé d’une petite voix hésitante, tristement et j’ai bien expliqué que je ne savais pas revenir.
Alors ma Deux-Pattes est allée chercher d’abord l’appareil photo…
Puis le petit escabeau …
Mais elle avait les bras trop courts et pas du tout l’envie de sortir le grand escabeau !
Ne restait que le Trois-pattes ….Il est venu, en pestant et il m’a attrapée par la peau du dos ! en disant : » quel chat ! mais quel chat ».
Quand mon Deux-pattes a su mon exploit, il a dit : « je l’ aurais laissée sur son toit ! Elle t’a bien eue!"
...Je tâchais déjà de me faire oublier….
Tout ça pour une histoire de diable !
Jeudi 9 avril:
Le printemps est là !
Mais à quoi voit-on que le printemps est là?
Ce sont des odeurs qui virevoltent
Et chatouillent nos narines :
Cytise, jacinthes, prunus et giroflée
Miel dans la bouche et goût sucré
Le premier papillon…
Il sera jaune et traversera le jardin
Vers midi, il choisira sa fleur
Et nous mettra de bonne humeur.
Et puis il y a les cerisiers qui courent, qui courent vers le beau temps
Ils dessinent dans le ciel bleu des arabesques façon estampes japonaises
Et il pleut des pétales mariant le ciel, la terre et les passants.
On sort sur la terrasse, on se prélasse.
Un petit café ?Non ! plutôt un thé !
Les oiseaux viennent s’alimenter et finir les dernières boules
Qui agrémentaient leur hiver- Sur le trottoir,
Les filles sont jolies, donnant leur peau blanche aux premiers reflets
Les lunettes de soleil et le livre sur le banc
Flâneries au jardin et désirs de fleurs …
L’herbe recommence à pousser. Bientôt il faudra la ratiboiser !
Mais ce printemps ce sera difficile car les fleurs
En ont profité pour prendre leurs quartiers
En ordre dispersé : myosotis et violettes ont oublié les plates-bandes
Et ont poussé en toute anarchie, là où ça leur plaisait.
Les portes s’ouvrent pour me faciliter le passage
Un bruit, une odeur et me voilà au milieu des fleurs.
Ma Deux-pattes délaisse son ordinateur
Mais ne perd jamais le fil semblant accroché à son oreille : le son à fond
La prévient de vos messages, même près de la rue : ting !
dans la messagerie ils ont abouti.
Et puis, par jour de très grand beau temps,
Soudain c’est la grande parade des outils :
Le râteau, les ciseaux ; la pelle, la main et les gants !
Très importants les gants car ma Deux-pattes a les ongles fragiles
Et lorsque elle l’ oublie, elle doit les couper…de préférence devant l’ordi :
C’est une manie ! Mon Deux-pattes dit que ça coince les touches….
Mais me direz-vous, pourquoi vouloir à tout prix remettre les fleurs dans le droit chemin !
Moi ça me fait rire, alors quand ma Deux-pattes jardine, je la suis… Et je regarde !Elle se déplace, je me déplace...
Au cas où ! Elle dit qu’elle n’a pas la main verte….Alors je guette au cas où elle le deviendrait !
Aujourd’hui elle a inspecté la pelouse et elle poussait de grands soupirs : jamais contente !
Il y pousse des pâquerettes, certes- du myosotis, je vous l’ai dit- mais aussi des clochettes de muguet
Des violettes bien cachées, des primevères derrière les buissons , des fraisiers entre les coquelourdes
Et même , même, un précieux pied de bourrache : toute fleur bleue étant précieuse à ses yeux !
Je vois d’ici le Deux-pattes et sa tondeuse et l’ordre de ne pas abîmer les fleurettes.
Quel casse-tête !Vraiment ! Les Deux-pattes ne peuvent vivre sans se faire des nœuds au cerveau !
Si je pouvais, j’accrocherais un panonceau au pied de chaque fleur sur lequel j’écrirais :
Laissez-les vivre là où elles ont choisi d’exister ! Vous ne croyez pas vous
qu’on devrait toujours vivre à l’endroit qui nous plaît ?
Bon….Je retourne au milieu des pâquerettes : elle n’est pas belle la vie au milieu des fleurettes ?
Bonjour Guy.Je vous ai envoyé un message privé hier par l'intermédiaire de Vox en vous donnant mes coordonnées.J'en ai renvoyé... read more
on Voyage au pays des Arbres